La Corée a été fortement influencée par le confucianisme et le boudisme qui venaient de Chine et plusieurs aspects de la culture coréenne ont eu une forte influence sur le Japon. Il est probable que les arts martiaux qui s’y pratiquaient se soient influencés mutuellement. Mais il est également évident que les arts martiaux de chaque pays se sont développés avec des caractéristiques qui leurs étaient propres.
Les arts martiaux coréens ont une longue histoire, il reste peu de documents historiques écrits, mais par contre des réalisations de peintures murales bien conservées sont là pour nous montrer les premiers arts martiaux coréens.
Une célèbre peinture montre le déroulement conjoint du taekkyon et du ssirum (lutte coréenne), sur la peinture ont voit les lutteurs entourés de spectateurs ainsi que des pratiquants du taekkyon parmi lesquels on distingue des pères de famille venus avec leurs enfants pour assister aux combats.
Ce jeu devint si populaire que les gens se mettent à parier sur les résultats des combats, ce qui entraîna une interdiction de la part du gouvernement.
Le taekkyon qui met l’accent sur les techniques des pieds, montre la préférence traditionnelle dans la culture coréenne pour les sports ou les activités utilisant les pieds.
Cet aspect de la culture coréenne va jouer un rôle important faisant du taekwondo un sport martial hautement compliqué comme il l’est aujourd’hui.
C’est au début des années 60, que l’on assiste à une organisation du Taekwondo tant sur le plan administratif et technique, ce fut une étape importante pour son développement international.
Dans les années 50, les combats de Taekwondo ressemblaient encore à ceux du karaté, le corps entier était considéré comme une cible et aucun contact n’était permis. Cela reflétait l’idée que c’était d’abord et avant tout une méthode d’autodéfense ou le corps entier était une arme et que du contact entre les deux adversaires pouvaient résulter de grave blessure.
Au début des années 60, certains maîtres commencèrent à employer un système nouveau qui devait aboutir au développement d’art martial totalement différent de ce que l’on avait vu jusqu’à présent, avec certaines ressemblances avec le taekkyon.
La première innovation majeure a été le port d’un gilet pour protéger la poitrine et pour permettre aux adversaires de porter des coups à pleine puissance (plastron).
Ensuite s’ajouta l’interdiction de frapper le visage avec les poings et dans le nouveau système le combat n’est plus arrêté et les points sont comptés de façon continue.
Le résultat fut le développement de nouvelles techniques de coups portés avec les pieds et des stratégies totalement différentes de ce qui existait dans les autres arts martiaux.
En 1965, les premiers championnats nationaux avec huit catégories, puis les championnats collégiens, lycéens, et universitaires ouvrant la voie à la formation d’équipes dans tout le pays et en faisant ainsi un sport ouvert aux enfants et aux femmes.
C’est au cours des années 60 et 70 qu’apparurent la plupart des innovations techniques tels que les coups de pieds en tournant et en sautant (Maître LEE MOON HO) et ce travail des pieds qui permet aux adversaires de faire des combinaisons de coup de pieds à la fois complexes et éblouissants tout en se rapprochant ou en s’éloignant l’un et l’autre (steps, Maître KO-EUI-MIN).
Dans les années 80, le caractère moderne du taekwondo comme sport intégrant des règles et des pratiques clairement définies fut établi, néanmoins on note encore de subtile changement dans la stratégie et dans la technique ce qui montre qu’il reste un sport dynamique et capable d’évoluer.
Une invention capitale, les plastrons électroniques ont marqué des points, si l’on peut dire et se présente comme une innovation capitale pour l’avenir du taekwondo olympique.